Les désignations d’arbitres soumises aux impératifs d’adhésion à …… une association d’arbitres ? , une pratique mise au grand jour.

Que pouvons-nous penser des méthodes utilisées par une CDA francilienne qui indique clairement dans un message adressé aux arbitres que les arbitres non adhérents à l’UNAF ne seront plus prioritaires pour les désignations ?

Extrait du message :
“COUVERTURE JURIDIQUE DES ARBITRES
Comme annoncé lors de la réunion du 12/09/17, j’ai fait, récemment, un point auprès de l’UNAF … pour savoir qui est à jour d’adhésion et donc de couverture juridique en cas d’agressions ou d’incidents sur le terrain. A ce jour environ 80 arbitres n’ont fait aucune démarche.
J’ai donc demandé à ………….. Président de l’UNAF …. de faire une relance individuelle pour les personnes concernées. Au 30/11/2017, je demanderai un état des adhésions. Les arbitres qui ne seront pas sur cette liste ne seront pas prioritaires pour les désignations à compter du 04/12/2017 car non couverts et non assistables auprès des juridictions.”

L’AFAF dénonce une nouvelle fois, l’amalgame qui est fait entre les missions techniques et associatives car chaque structure doit rester bien à sa place. Ce principe reste un de nos valeurs fondatrices.
Mais nous pouvons également nous interroger sur le silence des instances dirigeantes concernées.

En effet, nous sommes persuadés que les deux associations d’arbitres doivent être en capacité d’inciter les arbitres à adhérer pour bénéficier de différents services sur la base de leurs valeurs et non sur d’autres artifices douteux tels que des pressions à l’adhésion pour assurer la désignation voire l’évolution dans la hiérarchie sportive. Malheureusement, cette initiative semble monnaie courante et apparaît aujourd’hui au grand jour.

L’AFAF soutiendra toujours la liberté d’action de chaque arbitre, lequel reste libre d’adhérer ou non à une association. Sa fonction d’arbitre, pour laquelle il représente éventuellement un club, doit être totalement dissociée de son appartenance associative. La passion, le sérieux, le courage et le talent n’appartiennent pas aux associations d’arbitres et ses valeurs se doivent d’être accompagnées, encouragées et récompensées par les commissions techniques d’arbitrage en toute indépendance.

C’est aux associations de travailler pour faire adhérer, voir de faire ré-adhérer en s’interrogeant sur les raisons de la désaffection des arbitres ! et non d’intervenir indirectement sur le socle technique.

Au final, l’AFAF dénonce cette pratique et s’inscrit résolument dans un accompagnement associatif indépendant de la technique tel que le précise ses statuts.

Enfin, la question de la défense de tous les arbitres en cas d’agression reste posée et l’AFAF fera des propositions en ce sens très prochainement.